Une des questions qui a été posée à Barack Obama lors du sommet présidentiel à Washington, quand nous étions aux U.S.A dans le cadre du Mandela Washington Fellowship, était de savoir si ce n’est pas difficile pour lui d’exercer sa fonction de Président. Sa réponse fût surprenante: ” Ce n’est pas si difficile lorsqu’on a une femme comme Michelle.” Une femme connue comme très intelligente et connue pour avoir beaucoup aidé son mari pour se faire élire. ” Wow…m’exclamai- je”.
Je réalisais donc toute la force, toute la splendeur qui accompagne un couple soudé et surtout j’ai découvert à ce moment que les femmes sont capables d’accomplir de très grandes choses. Il suffit qu’elles croient en elles. Même celles de notre pays ne sont pas epargnées.
Ces mots ne m’ont pas étonné de la part de cette brave fille car je sais qu’elle croit en la femme et qu’elle se bat, corps et âme pour la promotion de la femme. Carmen Havyarimana est une jeune fille de 26 ans qui a terminé ses études en Médecine et qui est la Présidente sortante des jeunes de l’Association Young Women Christian Association( YWCA). Elle est en effet membre de cette association depuis qu’elle était à l’Ecole Secondaire.
YWCA a été créée en 1870 en Angleterre par deux femmes qui voulaient créer des espaces sains pour les femmes. Elles quittaient les milieux ruraux pour les milieux urbains durant la période de l’industrialisation et elles étaient considérées comme vulnérables.
Alors qu’elle était en seconde à l’Ecole Internationale de Bujumbura, c’est leur Directrice qui leur a parlé de cette association pour les inciter a l’ intégrer. Elle admirait déjà cette femme car pour elle c’était une femme qui aimait et qui était devouée à son travail. C’est ainsi qu’elle est devenue membre de cette association.
S’agissant donc des différentes activités qu’elle mène pour le développement de la femme, elle et ses amies de YWCA organisent des séminaires de formation sur les différents thèmes selon les besoins des filles ou des femmes de telle communauté ainsi que d’autres activités visant le développement communautaire de la femme des milieux reculés.
Le plus grand obstacle auquel est souvent confrontée Carmen est le fait que certaines personnes perçoivent les femmes qui sont dans les associations féminines , comme des femmes féministes qui sont très radicales.
“La question qui m’est toujours posée concerne l’ égalité entre l’homme et la femme et les critiques qui s’en suivent ne sont pas toujours généreuses. Je suis croyante et je crois en la soumission de la femme envers son mari, mais cette soumission ne devrait pas être synonyme de ” mener une vie dure ” au foyer. La femme devrait plutôt mener une vie d’épanouissement dans son foyer.
Pour moi, ce qui est essentiel à mes yeux , c’est que tous les hommes puissent comprendre que leurs femmes sont capables elles aussi de participer au développement familial, social et économique du pays et que les deux sont là pour former une équipe solide, deux êtres qui se soutiennent et s’encouragent mutuellement dans leurs vies professionnelles”.
Si celà ne tenait qu’à moi, je me plairais a l’écouter, encore et encore…
“Tiens, par exemple , à l’Ecole Secondaire de nos jours, ce sont les filles qui sont souvent premières en classe. Signe qu’elles sont capables de faire des prodiges. Et pourtant, à l’Université on retrouve peu de filles brillantes par rapport aux garçons dans notre pays. Serait ce parce que l’on nous dit que Diplôme y’umukobwa ari umugabo? Je ne saurais dire… Par exemple, ça me plait énormément de voir nos mamans sortir ensemble pour partager un verre. Parce qu’elles sont tellement emportées par par les tâches ménagères qu’elles oublient de vivre elles aussi. Le mariage est une très bonne chose, une bénédiction divine , mais mon souhait serait que les deux s’unissent pour faire le tout ensemble et pour s’entraider mutuellement.”
Darlène: Docteur Carmen Havyarimana, auriez vous un projet en rapport avec le développement de la femme dans votre carrière de médecin?
Carmen: Oui. C’est en rapport avec la réduction de la mortalité maternelle.
Darlène: De belles paroles et surtout encourageantes…Vous auriez une pensée particulière, une personne à qui vous dédiez ces mots?
Carmen: A toutes nos belles mamans, plus que dévouées envers leurs foyers. Avec toute leur beauté, et leur précieuse éducation tournant autour de “Ubupfasoni”… A tous ces hommes qui savent valoriser leurs femmes. Je dédie ces mots.
Darlène KEZA.
C’est encourageant qd même. Le problème est que plusieurs femmes ont peur de prendre les responsabilités familiales alors qu’en générale elles ont cette responsabilité au quotidien . Exemple: si on demande une femme de faire la gestion salariale à la place de son mari pour au moins un mois, elle n’accepte pas, après avoir pensé qu’ elle va acheter de quoi manger, payer eau et électricité, payer les minervales, achat des habits pour les enfants et pour son mari, payer les salaires de babysitteur et groom, les soins de santé, achat du carburant, donner à son mari de l’argent de poche, ….. avec une telle liste, bcp ont peur. Je vous encourage à surmonter la peur et aller en avant car vous pouvez
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Merci Carmen pour ton dévouement et engagement pour la cause féminine. Merci aussi á Peter pour votre contribution.Juste pour vous répondre . Avoir peur n’est pas toujours synonyme de faiblesse bien au contraire ca nous aide parfois a eviter des dangers. Ce dont on a besoins a ce moment la c’est bcp d’encouragement avec amour. La liste dont vous ne faites part est longue je l’admet. Mais combien de couples s’assayent ensemble chaque début du mois pour budgétiser les recettes et les dépenses du foyer? Combien de femmes connaissent les entrées exactes de leurs époux? Bcp ne savent meme pas d’oū vient largent dépensé. Tant que les couples ne s’entraideront , se compléteraient en “teamwork”, en toute franchise, ce sera tjrs difficile de prendre la résponsabilité des dépenses. Les veuves et les mammans seules s’en sortissent bien et paient tout ce que tu as énumerer sur la liste.
Vous m’excuserez pour les accents , mon clavier en manque
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