“Genda were iyo ugiye…”
“Uraba agakingi kegamirwa…”
“Umukobwa ni nyene urugo… Niwe asenya akavoma”.
Beaucoup de conseils étaient àdressés et sont toujours adressés à la fille Burundaise à travers un chant ou poèmes, ( imvyino, imyibutsa canke ibitito) quand elle se prépare d’aller se marier.
C’est à travers ce nouvel épisode de la vie, qu’elle expérimente ce qu’a été sa maman.
Cette lettre que Paul a écrit à sa femme Katy en cette journée du 08 mars nous rappelle ces quelques caractéristiques de la femme Burundaise.
Après leur 10 ans de marriage, Paul dit qu’il ne trouve pas les mots suffisants pour remercier sa femme Katy pour avoir été une femme et une épouse sans pareil. Après avoir lu la fameuse lettre que son enfant de 5 ans a écrit à sa mère, Paul ne peut s’empêcher à son tour de lui en écrire une:
” Ma chère Katy, en cette journée du 08 mars où le monde entier célèbre ta journée, je me joins à tout ce monde pour te rappeler que tu es la plus belle femme, la plus forte et la plus généreuse.
Après avoir lu une lettre de notre fils Dylane, te disant à quel point il t’aime et à quel point tu es une maman adorable , j’ai ressenti une si grande ingratitude de ne pas t’exprimer si souvent combien tu es précieuse pour cette famille que moi et toi avons bâtie il ya de cela 10 ans aujourdh’ui….
L’exprimer par des cadeaux ne suffit pas. Que mon coeur te le dise à présent et qu’il te le rappelle à chaque fois tant que faire se peut.
Je me souviens de nos premières années de marriage, lorsque nous tardions à avoir notre premier enfant, tu es celle qui me disait toujours d’une voix rassurante: Dieu est au contrôle de tout mon amour, Il nous donnera cet enfant au moment opportun. Il sait pourquoi ça tarde.
Cinq ans après , le fruit de tes prières nous est parvenu. C’est pourquoi aujourdh’ui , quand tu me demandes de t’accompagner prier le dimanche, je n’hésite pas de venir car j’ai vu que tu as en toi un vrai Dieu.
Chère épouse, je me souviens de toutes ces nuits quand je tardais à rentrer et que tu venais ouvrir la porte pour moi me demandant si j’ai passé une bonne journée malgré le sommeil que tu avais.
Une culpabilité incommensurable pesait alors en moi.
Et que dire de cette éducation que tu prônes toujours à nos enfants?: le respect envers les autres, le travail assidû, la prière, la patience, l’estime de soi, et bien d’autres valeurs que tu inculques en chacun de nous.
Infatigable est l’adjectif que je pourrais t’attribuer parmi tant d’autres.
Dès que tu viens du travail le soir, tu te précipites pour faire la cuisine pour nous et ranger tout ce qu’il y a à ranger. Laisse- moi me résumer en ces termes:
Uri inkingi yegamirwa mu muryango wacu kuko twese tukwiyegetseko . Waratwereye , uri nyene urugo koko kuko ukora vyinshi ntokoze jenyene.”
Darlène Keza.